Le tourisme au primaire

Lu sur figaro.fr

Le rectorat a donné son feu vert pour un programme de cours pour les élèves de CM1-CM2. Le but : redonner à la population le sens de l’accueil

Les ABCD du tourisme débarquent en Guadeloupe: la matière «tourisme» fait son entrée au programme de 2500 élèves de CM1-CM2. Le rectorat a donné son feu vert à ce projet unique en son genre: mis en place en novembre de façon expérimentale dans une centaine de classes, il pourrait, s’il fonctionne, être appliqué aux 300 classes de l’île. 24 professeurs ont été formés pendant 18 mois. Ils donneront une heure de cours par semaine à l’aide d’une «valise pédagogique» contenant des cahiers repésentant les atouts de l’archipel, des puzzles, des jeux de piste et une tablette numérique. Le projet a été intégralement conçu et financé (à hauteur de 140.000 euros), par le Comité du tourisme des îles de Guadeloupe (CTIG). Le but est de «faire découvrir leur environnement» aux enfants guadeloupéens, en leur apprenant des «informations touristiques pures», mais aussi de leur redonner le «sens de l’accueil», qui souffre de mauvaise réputation en Guadeloupe.

Wilfrid Demonio, responsable communication du parc national de Guadeloupe résume l’esprit du projet: «Pendant des années, le touriste a été considéré comme l’envahisseur, l’étranger. On espère inverser la tendance», déclarait-il sur France info.

L’économie du tourisme a en effet pâti ces dernières années des nombreuses crises sociales qui agitent l’île et plus généralement d’un accueil défavorable fait aux touristes. La grande grève de 2009 aux Antilles avait conduit à l’annulation de 10.000 séjours et pénalisé durablement l’ensemble de l’économie touristique. Le groupe Accor, poids lourd de l’industrie hôtelière, avait décidé dès 2002 de se retirer progressivement de l’île à cause d’un «climat social détestable». L’actualité violente de l’île (délinquance, braquages, trafic de stupéfiants) nuit également à sa bonne réputation.

Des campagnes de sensibilisation, intitulées «le tourisme sé nou tout’…le tourisme c’est en moi!» avaient déjà été organisés par le CGIT pour redorer l’image de l’île et «faire prendre conscience que chaque Guadeloupéen, chaque Guadeloupéenne est un acteur du développement de l’image de la Guadeloupe».

Le tourisme au primaire dans ENSEIGNEMENT PHO8aebc250-5388-11e4-8929-68e91cd11f35-805x453

En février 2014, un rapport de la Cour des comptes pointait l’urgence d’un «sursaut» dans le développement du tourisme en outre-mer, levier de croissance vital pour une économie insulaire qui connaît un chômage élevé. Il atteint 23% en Guadeloupe.

Le tourisme représentait 7% du PIB de la Guadeloupe en 2012, soit 418 millions d’euros. Après un essor remarquable dans la décennie 1990-2000, celui-ci a connu une baisse durable. Les antilles françaises pâtissent notamment de la concurrence des îles voisines des Caraïbes qui, selon la Cour des comptes, offrent un «accueil jugé souvent de meilleur qualité»

Le rapport soulignait notamment le «manque de professionnalisme» et «une adhésion de la population locale au tourisme insuffisante». Afin de développer le secteur, la Cour des comptes préconisait de «développer une politique de formation et de sensibilisation de la population afin de mieux répondre aux attentes de la clientèle internationale». Le programme mis en place par le rectorat répond donc directement à ces exigences.

Articles récents

Le chômage en Guadeloupe juin 2014

Nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A inscrits à Pôle emploi Guadeloupe et îles du nord : 60 820 (-280 par rapport à fin mai 2014)

  • -  Hommes : 26 400
  • -  Femmes : 34 420
  • -  Moinsde25ans:7740
  • -  Entre 25 et 49 ans : 37 550
  • -  50ansetplus:15530

HUMOUR : avis sur le conflit israélo-palestinien

Lu sur Twitter et tellement vrai  : Donner son avis sur le conflit israélo-palestinien , c’est comme quand ta copine te demande si elle a grossi. Quoique tu dises tu es mort.


La Guadeloupe manifeste pour le peuple palestinien 26/07

Les organisations présentes
Adim, Al Kirab, Anka, CFTC, CGTGG, CIPN, Cippa, Combat ouvrier, Copagua, CSRDA, FAEN/SNCL, FKNG, FO, LKP, Mas Ka Klé, Mouvman Nonm, PCG, Solidaires Guadeloupe, SOS Basse-Terre Environnement, Speg, Sud PTT Gwa, Travayè et Péyizan, UGTG, Unsa, Union des femmes guadeloupéennes, UPLG.
Tant que ces associations n’ont pas l’indignation sélective , pourquoi pas …..mais malheureusement j’en doute.

CAPES : eau rendue potable par traitement

La société des eaux de Capès-Dolé devait répondre mardi, devant le tribunal correctionnel, de « tromperie sur la qualité d’une marchandise ». L’affaire a été renvoyée à septembre.

Capès, c’est une eau emblématique en Guadeloupe. Mais depuis le début des années 2000 – époque à laquelle le préfet Jean-François Carenco a levé le voile sur la contamination liée à la chlordécone – la société des eaux de Capes-Dolé, dont la source était contaminée, a dû équiper ses captages de filtres à charbon actif. L’eau qu’elle embouteille depuis est indéniablement potable, mais elle n’a plus droit à l’appellation eau de source. Un arrêté préfectoral (2006), confirmé par deux jugements (2010 et 2013), indique que cette appellation doit être celle « d’eau rendue potable par traitement » . Mais la société ne s’est résignée que tardivement, semble-t-il, à mettre en pratique une partie de ces décisions. Il est vrai que leur impact commercial pourrait s’avérer important.
http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/justice/l-affaire-capes-dole-renvoyee-a-nouveau-282746.php

L’Activité de mon sénateur GILLOT

http://www.nossenateurs.fr/jacques-gillot

A vous de vous faire votre opinion…..et d’effectuer la même démarche pour les autres ….

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Guadeloupe et sida année 2012

Le SIDA en Guadeloupe en quelques chiffres :

Entre le 1er janvier et le 30 septembre 2012

1714 personnes (831 femmes, 883 hommes) ont été suivies dans les hôpitaux de Guadeloupe et Saint-Martin.
La transmission est surtout hétérosexuelle 95% des femmes et 70% des hommes; homo ou bisexuelle pour 21.3% des hommes. Elle est rare et proche de 1% pour les autres modes: Usages de drogue intraveineuse, de mère à enfant ou transfusion avant 1985.
89.3% des patients sont sous traitement.
49% des personnes qui vivent avec le VIH ont de grandes difficultés financières.
10% de la population seraient porteurs du VIH sans en avoir connaissance.
1/3 de personnes séropositives n’en ont parlé à personne en 2011, la maladie est encore liée à la honte.


Les Antilles empoisonnées

Lu sur le nouvel observateur
Les Antilles empoisonnées
Documentaire, ce samedi, à 13h25, sur France 5
C’est l’histoire édifiante d’un pesticide formidablement efficace contre les charançons, l’ennemi juré des bananiers. A compter du début des années 1970, le chlordécone a été massivement épandu dans les bananeraies de la Guadeloupe et de la Martinique – « le coeur de notre richesse », dit un responsable local. Hélas ! Dès 1979, le produit miracle a été reconnu cancérigène. Il a pourtant fallu attendre 1993 pour que les autorités sanitaires se décident à en décréter l’interdiction : « C’est comme si, pendant plus de vingt ans, on avait donné un feu vert à l’empoisonnement. »
Résultat, le chlordécone pollue durablement plusieurs régions des deux îles : compte tenu du rythme de sa biodégradation, il ne faudra pas moins de quatre siècles pour qu’il disparaisse ! Or cette fâcheuse substance se retrouve non seulement dans le sol et dans tous les végétaux, mais aussi dans les rivières, dans la mer et dans les poissons, mollusques, crustacés – qu’ils soient sauvages ou d’élevage. Paradoxalement, seules les bananes en semblent exemptes, à la différence de tous les autres fruits et légumes cultivés dans les zones contaminées. Chlordécone est donc devenu synonyme de ruine pour des centaines d’agriculteurs, pêcheurs, aquaculteurs, éleveurs de bovins, dont les produits sont désormais interdits à la vente.
La substance maudite augmente, notamment, les taux de cancer des ovaires et de la prostate – lequel est deux fois plus fréquent aux Antilles qu’en métropole. Connue depuis plusieurs années, cette statistique avait d’abord été mise sur le compte d’une particularité… génétique ! Mais, aujourd’hui, aucun doute n’est plus permis, car le taux sanguin de chlordécone a été clairement corrélé à la fréquence des cancers. De plus, des études récentes montrent que les nourrissons ayant été exposés in utero souffrent d’un retard dans leur développement cognitif.
Ce nouveau scandale sanitaire – que les Antillais comparent volontiers à ceux de l’amiante ou du sang contaminé – réveille « les vieilles blessures du colonialisme ». Car les plantations incriminées sont généralement propriétés des Békés – les riches familles de colons blancs. Qui ont pesé de tout le poids de leur lobby pour retarder la condamnation du poison.

Fabien Gruhier


Pesticides et quotidien

Pesticides : la note salée du poison des Antilles
Lu sur libération.fr
28 mars 2013 à 20:56
Par ELIANE PATRIARCA
Comment s’alimenter quand tout ce qu’il y a sur l’étal du marché est contaminé, du poisson aux crustacés, en passant par la langouste, la patate douce ou l’igname ? Comment cuisiner quand les légumes du jardin sont pollués ? Et comment un pêcheur et un agriculteur peuvent-ils encore gagner leur vie et nourrir leur famille si tout ce qu’ils pêchent, cultivent ou élèvent est impropre à la consommation ? C’est le cauchemar dans lequel se débattent les Guadeloupéens et les Martiniquais que retrace la journaliste Laetitia Fouque dans le documentaire les Antilles empoisonnées, diffusé ce samedi sur France 5.

Depuis 2002, on a réalisé peu à peu qu’une grande partie des terres, mais aussi des rivières et du littoral antillais, avaient été profondément contaminées pour des décennies par un pesticide : le chlordécone. Massivement utilisé dans les bananeraies pour lutter contre le charançon, cet organochloré, interdit dès 1976 par les Etats-Unis et classé cancérigène depuis 1979, a pourtant été réautorisé en France en 1981, et épandu en Guadeloupe et en Martinique jusqu’en 1993. Après que des cyclones ont ravagé leurs bananeraies, les planteurs béké ont même obtenu du ministère de l’Agriculture une prolongation de son usage alors que la nocivité de la molécule était déjà établie. Très rémanent dans l’environnement, le chlordécone a empoisonné les écosystèmes et est à l’origine de l’explosion du nombre de cancers de la prostate aux Antilles.

Laetitia Fouque a choisi d’enchaîner les témoignages de pêcheurs, de cultivateurs et de médecins des deux îles… Tous montrent la détresse des Antillais, de ces parents démunis qui ne savent pas comment protéger leurs enfants et leur amer sentiment d’abandon et d’injustice. Le documentaire n’apporte aucun élément nouveau sur l’enchaînement des faits et des responsabilités qui ont abouti à ce scandale sanitaire et environnemental, mais il a le mérite de synthétiser très clairement ce drame dont la métropole ne s’est jamais beaucoup souciée.

«Les Antilles empoisonnées», de Laetitia Fouque. France 5, samedi, 13 h 30.


La fraude fiscale aux Antilles

Lu sur franceantilles.fr
La fraude fiscale dans les Antilles : ça ne se résume pas à la « défisc »
B.C. France-Antilles Guadeloupe 05.04.2013

PAS QUE LA DÉFISC’. La fraude fiscale aux Antilles ne se résume pas seulement à la défiscalisation.
La fraude fiscale n’épargne pas notre archipel. À en croire des spécialistes de la question, ce serait même un sport local bien implanté et multiforme. Tour d’horizon d’un système souterrain qui finit par coûter très cher à la collectivité.

La fraude fiscale ? C’est tenter de flouer l’État et les collectivités locales en masquant par tous les moyens ses revenus afin d’échapper à l’impôt! Les amateurs de cette pratique ont beau se donner bonne conscience en assurant « sauver leur pouvoir d’achat » , au final, ça finit par coûter très cher. En tout début d’année, le syndicat Solidaires-Finances publiques estimait que le manque à gagner était compris dans une fourchette de « 60 à 80 milliards d’euros chaque année » . À titre de comparaison, ça représente « entre 16 et 22% des recettes fiscales brutes de la nation. Et ça permettrait largement de combler le trou de la Sécurité sociale qui, fin 2012, ne s’élevait qu’à 13,1 milliards d’euros pour le régime général. De quoi faire réfléchir ?
Quitte à écorner une idée couramment répandue, cette fraude ainsi que les évasions fiscales, souvent qualifiées de « délinquance en col blanc » , n’est pas uniquement le fait de riches hommes affaires ou d’élus siégeant dans un ministère dont dépend le Fisc.
Apparemment, un peu tout le monde y contribue, au quotidien. C’est le cas du voisin venant tondre votre pelouse en « jobant, ou encore de votre grand-père qui, pour préserver sa maigre retraite, a décidé de recourir à des travaux d’aménagement effectués « sous le manguier » . » Dit comme ça, ces petites combines et autres arrangements avec le droit fiscal font partie du décor en Guadeloupe. C’est en tout cas ce qu’assurent des magistrats interrogés à ce sujet : « Ici, la fraude atteint des proportions colossales. Surtout quand on englobe les Îles du Nord telles que Saint-Martin et Saint-Barthélemy. »
Difficile de chiffrer localement le coût exact de ces impôts et taxes qui ne peuvent être collectés. Sauf qu’un bref aperçu des multiples formes que peut revêtir cette fraude massive a de quoi donner le vertige. « On pense souvent aux affaires de défisc’qui ont secoué les Antilles mais il n’y a pas que ça » , glisse ainsi un expert du sujet en n’hésitant pas à regarder du côté des petites et mêmes des très petites entreprises.
« Quand une structure n’est pas déclarée, qu’elle n’a pas de comptabilité ou une comptabilité frauduleuse, on peut légitimement penser que derrière, il y a de la fraude fiscale. »
DES REPRÉSENTANTS DU PERSONNEL LIMITES
Idem en ce qui concerne l’abus de bien social consistant bien souvent à confondre son compte personnel avec le compte de l’entreprise. Notons que ce type de délit commence avec l’utilisation d’une voiture issue du parc de son entreprise – ou de sa collectivité – qui finit par être utilisée comme voiture personnelle, pour faire ses courses, nourrir ses bêtes, etc.
À cela s’ajoutent encore les nombreuses « défaillances en matière de déclarations fiscales. »
Le grand public qui « oublie » de remplir sa feuille d’impôts ou de déclarer une maison, vient lui aussi grossir la liste des fraudeurs. Et que dire du « secteur informel qui n’est autre que le travail dissimulé ? On parle souvent d’une économie de la débrouille, mais en Guadeloupe s’est devenu plus que ça » , glisse un magistrat.
En grattant un peu plus dans ses souvenirs, ce dernier est même parvenu à exhumer une affaire inouïe et tout aussi incongrue qu’un ministre du Budget planquant un compte en Suisse : « Des représentants de salariés dans une entreprise, et qui étaient rattachés à un syndicat, faisaient pression et exigeaient que les heures sup’ versées ne soient pas déclarées. » Comme quoi…
- Fraude fiscale : Le Fisc chargé de faire la police
Qu’un ministre du budget soit mis en examen pour « blanchiment de fraude fiscale » , à cause d’un compte caché en Suisse, a de quoi laisser un goût amer… Pourquoi ? Tout simplement parce que celui qui s’était fait fort de combattre l’évasion fiscale au sein du gouvernement occupait, avant sa démission, un ministère – l’Économie, en l’occurrence – dont dépend le Fisc. C’est justement à cette structure d’assurer la police en matière de fraudes. C’est ce qu’explique un spécialiste du droit : « Il faut savoir qu’en matière de fraude fiscale, la justice, et plus particulièrement les parquets, n’ont qu’une compétence résiduelle. En effet, ces derniers ne peuvent pas poursuivre de leur propre fait un individu ou une société pour fraude fiscale. Pour que des poursuites judiciaires soient engagées, il faut qu’il y ait préalablement une plainte de déposée. »
C’est plutôt rare, car la plupart du temps, les affaires se règlent à coups de redressements fiscaux « directement gérés par les impôts. C’est somme toute logique puisque c’est aux Impôts de contrôler l’ensemble des déclarations fiscales. »
DES PASSERELLES EXISTENT
Quand une affaire pour fraude fiscale finit entre les mains de la justice, c’est généralement sérieux. « Cela peut arriver quand les Impôts ne parviennent pas à recouvrir les sommes en jeu ou dans des cas de multirécidive. Le Fisc peut décider de faire un exemple » en cherchant à médiatiser un type de fraude dans l’espoir de le faire cesser.
Il n’empêche que, un peu partout sur le territoire national et notamment en Guadeloupe, il y a des passerelles entre autorité judiciaire et direction des Impôts. C’est ce que confirme, localement, un magistrat du parquet pointois : « Je ne suis pas le plus autorisé pour parler de fraudes fiscales puisque c’est un volet qui dépend du Fisc (1).
Je peux juste dire que nous avons pour habitude de travailler de manière coordonnée, sur des dossiers communs, avec la direction des Finances publiques. »
Une impulsion nouvelle semble même exister depuis la création des Golaf (une sorte de groupe de lutte contre la fraude regroupant plusieurs administrations et services de police tels que le groupement d’intervention régional). « Lorsque des enquêtes liées à du travail dissimulé ou encore à des abus de biens sociaux sont lancées par l’autorité judiciaire (ou des services de police judiciaire), on peut supposer qu’au final, il existe une fraude fiscale. D’ailleurs, quand une entreprise cherche à cacher quelque chose en ne disposant pas, par exemple, de comptabilité, quel est l’intérêt ou l’autre but que de frauder ? Par conséquent, nous transmettons le dossier au Fisc. »
D’après nos informations, c’est très récemment ce qui s’est passé pour VD négoce – l’enseigne spécialisée dans le rachat d’or, dont les gérants de fait ont été mis en examen pour abus de bien sociaux, faux et usage de faux ainsi que travail dissimulé.
B.C.
- TROUBLANT. À Saint-Barth, « 77% des sociétés n’ont pas… d’employé »
À première vue, les chiffres affichés par Saint-Barthélemy ont de quoi faire rêver n’importe quel statisticien de Pôle emploi : sur cette petite île prisée par la jet-set internationale – et accessoirement par Johnny Halliday -, la crise ne serait qu’une très vague notion : devenue collectivité d’outre-mer depuis 2007, ce bout de terre de 21 km2 qui a compétence en matière de fiscalité a dégagé, selon l’Iedom, « un budget excédentaire de 39 millions d’euros en 2009, alors que ses recettes fiscales augmentaient entre les mois de janvier et octobre 2009 de 20,7% par rapport à 2008. Le chômage, là-bas, ne serait que résiduel avec seulement 3,2% d’actifs privés d’emploi en 2006 (dernier chiffre connu).
FAUSSES DOMICILIATIONS ?
Sauf que… D’après quelques observateurs et spécialistes du milieu économique, ces chiffres seraient trop beau pour ne pas apparaître suspects : « Les données sont publiques et peuvent donc être consultables par tout le monde » , s’étrangle ainsi l’un d’eux en pointant une bizarrerie : « Quand on compare le nombre d’entreprises au nombre d’emplois quelque chose ne colle pas. » Ce quelque chose ?
L’Iedom l’a décelé également, sans se formaliser outre-mesure : « 77% des sociétés de Saint-Barthélemy n’ont pas de salarié. »
Sans aller jusqu’à franchir le pas en parlant de fraudes largement développées, des observateurs – jusqu’à des représentants du monde judiciaire – évoquent leurs doutes : « On peut suspecter certaines de ces sociétés de n’être que des coquilles vides pratiquant la fausse domiciliation. »
Le but ? « Bénéficier d’un système fiscal et d’aides nettement plus avantageuses qu’ailleurs. »
Gageons qu’aucun élu de la République ne tire les ficelles de l’une d’elles.
B.C.
- Un magistrat du parquet
La fraude fiscale en Guadeloupe ? Par essence, c’est quelque chose de délicat à chiffrer. Mais si on englobe les Îles du Nord de Saint-Barthélemy et Saint-Martin, ça représente quelque chose de colossal. L’une des difficultés supplémentaires pour ces deux zones, c’est qu’elles disposent d’une relative autonomie fiscale.

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